Coastal trail in Busan Igidae Gil (이기대 길)

Busan n’étant pas très loin de là où je vis en ce moment, j’y vais tous les mois pour prendre des cours de surf et profiter de l’océan. En général, comme je m’y rends seule, je fais l’aller-retour dans la journée mais en ce beau mois d’avril, une amie est venue avec moi pour s’initier au surf alors on a décidé d’y rester tout le week-end et de profiter du samedi pour faire une randonnée.
Alors que l’on en était à se dire que l’on pourrait faire une marche ou une randonnée en montagne le samedi, j’avais en tête le sentier côtier appelé Igidae Gil. Il faisait parti des endroits que je voulais absolument voir à Busan, depuis ma première visite, il y a déjà 2 ans et c’est exactement ce qu’elle m’a proposé de faire donc avant même d’y aller nous étions sur la même longueur d’ondes !
Il faut dire que cela nous a pris une bonne heure et demie supplémentaire de transports en communs pour nous rendre au point de départ du parcours mais la vue sur la côte taillée par les vagues de l’océan Pacifique et l’air salé, en valaient vraiment la peine.
La marche s’est trouvée être un peu plus difficile que ce que l’on avait imaginé et j’ai regretté d’y être allée sans mes chaussures de marche mais nous étions à l’ombre des arbres et le temps était parfait pour profiter de la vue sur l’eau, la côte et le centre-ville au loin. Après une heure de marche, on a même trouvé un petit passage permettant d’aller s’assoir sur les rochers pour faire une petite pause et admirer la force des vagues qui venaient s’éclater contre la côte. Il ne nous manquait que le pique-nique, avis aux futurs promeneurs ! Juste avant l’arrivée, on a fait une deuxième pause de ce genre et je n’avais vraiment pas envie de repartir. Si nous n’avions pas eu rendez-vous un peu plus tard avec des amis pour manger, je crois que l’on serait restées assises là des heures, seules face à la mer. Mais bon, après environ deux heures et demi de promenade, l’air commençait à se rafraîchir et l’appel de l’estomac, à se faire entendre, alors on a terminé la journée par un passage obligatoire à Gwangali, bière et thé chaud en mains, avant d’aller manger le meilleur Gukbap de la ville, selon un expert local ! 😉

Cyrielle 🙂

Jangboksan ou Ungsan ?

En Corée, pendant la floraison des cerisiers, tout le monde vous dira qu’il faut aller à Jinhae. Toutes les rues y sont bordées de ces arbres et un festival y a lieu tous les ans pour fêter la beauté et le parfum de ces fleurs. Bien sûr, s’il y a des cerisiers partout en centre-ville et le long de la route qui mène à Jinhae, il y en a aussi dans les montagnes qui surplombent la ville portuaire.
L’année dernière j’y étais allée à cette saison justement, jusqu’au sommet Ungsan. (웅산) Bon, le projet d’origine était d’aller jusqu’au mont Jangboksan (장복산) mais j’ai dû rater un sentier, émerveillée par la beauté du chemin sur lequel je marchais, à l’ombre des cerisiers. Au final, même si je n’avais pas rejoint le sommet imaginé avant de commencer la randonnée, mon unique regret avait été de ne pas avoir apporté la batterie de mon appareil photo. Depuis, j’attendais le retour des fleurs de cerisiers pour pouvoir y retourner et prendre un maximum de photos, alors dès que les arbres ont commencé à fleurir, j’ai proposé cette sortie à mon groupe de randonnée et ai réussi à convaincre 3 personnes d’y aller. Arrivés sur le parking, je me suis bien rendu compte que ce n’était pas exactement le même endroit que l’année dernière mais il y avait toujours autant de cerisiers. Par contre, une fois sur le sentier, il n’y en avait plus du tout. A la place, on était entourés d’azalées, toutes aussi belles, ceci-dit. La conclusion est que finalement, en voulant atteindre le mont Ungsan (웅산), nous sommes arrivés à Jangboksan (장복산) ! Belle ironie mais surtout superbe montagne avec vue sur le port de Jinhae, que je recommande d’aller voir au printemps, pour profiter des cerisiers et des azalées.     

Le Mont Biseul 2021 (비슬산)

L’année dernière pour profiter au maximum des paysages que la Corée du Sud a à offrir au printemps, je me suis inscrite à un groupe de randonnée et depuis j’ai la chance de m’être promenée dans de superbes endroits que je n’aurais jamais trouvés toute seule. (Pour la simple et bonne raison que sans voiture, j’ai essayé mais en bus, c’est très compliqué. Une amie et moi avons eu plusieurs ratés de ce genre et nous sommes même déjà retrouvées à passer une journée entière à faire un aller-retour en bus sans avoir jamais trouvé le début d’un sentier de randonnée !) Alors voilà, avec un groupe local d’adeptes des montagnes coréennes, je pars régulièrement sur les routes et me suis familiarisée petit à petit avec la coutume qui veut que l’on mange des kimbaps, une fois arrivés au sommet ! Le bol de makkeoli est optionnel !  Avant chaque départ, on fait sa liste dans le groupe chat: thon, légumes, piment …etc Puis, pour ma part, j’ajoute à mon sac, deux bouteilles remplies d’eau et de thé ainsi que quelques clémentines à partager une fois en altitude.

Si la saison des cerisiers en fleurs, de fin mars à début avril, est bien connue de tous, ce n’est pas le cas de celle des azalées, forsythias ou autres fleurs toutes aussi belles. Pourtant, Les habitués de la randonnée en Corée, attendent la publication officielle des prévisions de floraison de toutes ces variétés de fleurs dès les premiers jours de mars pour planifier leurs sorties tout au long de la saison afin d’en profiter un maximum. Tout ça fane tellement vite. Je dois avouer que moi aussi j’adore ces cartes prévisionnelles ! Elles sont tellement pratiques !   

L’année dernière, j’ai eu l’occasion de me rendre au mont Biseul (비슬산) près de Daegu pour marcher dans des sentiers couverts d’azalées, juste à temps. Si le sentier rejoignant le point culminant : Cheonwangbong, (천왕봉) est assez raide et demande de slalomer entre quelques gros cailloux, au-dessus du vide (il ne faut pas avoir le vertige) une fois en haut, on a l’impression de marcher sur un nuage violet et 9q vqut bien tous les efforts. Et puis les obstacles participent à rendre la sortie d’autant plus intéressante !

Cyrielle 😊      

Randonnée du chevreuil à Chalmazel – Janvier 2022

Après avoir passé plusieurs hivers sans voir un seul flocon de neige, l’année dernière j’ai décidé que j’irais faire du ski, au moins une fois tous les ans. En janvier, j’avais donc convaincu et rassemblé quelques amis à se joindre à moi pour une journée de fun, à la neige. Comme l’une d’entre eux n’avait jamais fait de ski, on a décidé plutôt de louer des raquettes et de suivre l’un des parcours de la station.
Il y avait le choix entre 3 circuits allant de 2,5 kilomètres à 6 kilomètres. Comme notre but premier était quand même de profiter de la neige au maximum et que l’on avait fait une heure et demie de route pour arriver jusqu’au Col de la Loge, on a décidé de suivre le plus grand chemin. On a eu un peu peur au départ quand il a commencé à pleuvoir mais heureusement ça n’a duré que 5 minutes ! On a donc bien pu profiter de la randonnée ! J’aurais même fait quelques kilomètres de plus, d’ailleurs !  Toute cette neige et ces grands sapins, c’était tellement apaisant ! Je n’avais jamais fait de raquettes avant et suis très heureuse d’avoir découvert cette activité : être capable de marcher sur la neige, sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, c’est quand même pas rien !  Bref, mis à part les ampoules de 3 centimètres de diamètre derrière chaque talon qui m’ont bien fait chanter plus tard, c’était TOP !
La prochaine fois, je n’oublierai pas de mettre mes semelles dans mes chaussures ! Et pour prendre le temps de se détendre les jambes avant de reprendre la route, rien de tel qu’une pause au chalet-bar de la station. Chacun sa boisson : un perrier désaltérant, un jus ACE réénergisant, un chocolat chaud réchauffant et une bière délassante ! Quelle jolie table ! Ah oui et n’oublions pas notre petit détour vers la forteresse de Couzan, en pleine nuit ! Sur le chemin du retour, on a aperçu des ruines qui ont éveillé notre curiosité, on s’est perdus quelques fois en essayant d’aller voir de quoi il s’agissait et c’était plutôt cool ! Tout était fermé car le site est apparemment un peu dangereux mais qu’est-ce qu’on aime les vieilles pierres et les histoires qui viennent avec.
Cyrielle 🙂

Promenade dans le village Maehwa et randonnée sur le mont Jotbi. 매화 마을 & 쯪비산

Ça y est, le mois de mars a commencé et d’ici quelques semaines, les pruniers et cerisiers vont commencer à fleurir un peu partout en Corée du Sud. Comme beaucoup de gens, je suis impatiente de partir à la découverte de petites montagnes pour profiter de ce spectacle naturel ! L’année dernière j’ai visité plusieurs endroits sympas mais ai plusieurs fois oublié mon appareil photo, ou bien carrément la batterie. Oui, c’est tout à fait mon genre et n’est pas vraiment étonnant ! Heureusement, je l’avais pour l’une des randonnées que j’ai préférées et je suis là pour en partager les photos !

Ce jour-là, rien n’était prévu et tout n’a été qu’une suite d’heureuses coïncidences.

En début d’après-midi, une amie dont le rendez-vous venait d’être annulé, m’appelle pour me demander si je serai disponible dans la journée pour un café en terrasse. Je lui dis que je ne peux pas car j’ai cours jusqu’à 18h et alors qu’on était au téléphone, je reçois un message me disant que tous les cours sont annulés pour le reste de la journée. Je le vois dès que je raccroche et la rappelle : Ça te dirait pas plutôt d’aller te promener du côté de Gwangyang pour profiter des cerisiers en fleurs ? Je n’y étais encore jamais allée mais en avais entendu beaucoup de bien. Et nous voilà parties en voiture, 30 minutes plus tard.

Tout d’abord, le village de Maehwa à Gwangyang donne l’impression de plonger dans un film historique de Corée du Sud. On y voit plusieurs Hanok (maisons traditionnelles) des poteries empilées ici et là puisque l’un des fabricants les plus importants en la matière, a son entreprise au cœur du village. Comme il faisait beau mais que c’était le milieu de l’après-midi, un jour de semaine, il n’y avait pas trop de monde, c’était donc idéal pour faire des photos. A l’entrée du village, il y avait bien sûr des artisans locaux qui vendaient leurs produits et parmi ceux-ci on a trouvé de délicieuses prunes séchées, du makeoli à la prune, pris à emporter pour plus tard et des cônes de glace à l’alcool de prune, consommés sur place !

On se promenait dans ce qui semblait être un labyrinthe de cerisiers en fleurs en mangeant nos glaces, quand on est tombées sur un panneau indiquant un sentier de randonnée jusqu’au sommet de la montagne Jotbi. (쯪비산)

On n’était pas vraiment en tenues de randonnée mais l’idée d’avoir une vue d’ensemble sur le village avec un peu du fleuve qui traverse la région nous a paru tellement tentante qu’on n’a pas vraiment hésité et sommes parties dans la forêt pour rejoindre l’observatoire du sommet, situé à 537 mètres d’altitude. Non seulement, la vue d’en haut était superbe mais le sentier de marche était couvert d’azalées, c’était magnifique. Alors peut-être que c’est parce que ce sentier semblait beaucoup moins manufacturé ou parce qu’on ne s’y attendait pas du tout mais la promenade parmi les azalées m’a encore plus plu que celle sous les cerisiers. Les photos ne sont pas nombreuses mais j’espère que vous les apprécierez et qu’elle vous donnerons envie d’aller vous promener à Maehwa, Gwangyang. (Ok, il y en a quand même une vingtaine !)

Cyrielle 🙂

Rando-vélo le long du fleuve Geum, de Daejeon à Gunsan jours 3 et 4 금강 자전거길의 여행 3일 4일 일기.

Le deuxième jour, il fallait traverser un parc pour quitter Gongju. Le ciel commençait à s’épaissir et on n’était pas rassurées mais un vieil homme installé sur une petite terrasse couverte, s’est mis à jouer du Kwaenggali et ça nous a motivées ! Malheureusement, à peine quelques kilomètres plus loin, les deux pneus de ma partenaire, ont éclaté en prenant un trottoir. Evidemment, nous n’étions pas du tout équipées pour ce genre d’accident (Je m’étais pourtant fait cette réflexion l’année précédente quand il m’était arrivé la même chose alors que je roulais seule. Conclusion : je n’apprends pas de mes leçons ! oops) Bref, on a donc arrêté un cycliste qui faisait le parcours en sens inverse. Il avait tout ce qu’il fallait mais les pneus de notre vélo étaient un peu particuliers et n’avaient pas de chambres à air donc il ne pouvait rien faire pour nous. On a donc téléphoné à un magasin de vélo spécialisé pas loin mais le monsieur était en train de regarder un film alors il ne voulait pas quitter sa boutique pour venir nous dépanner… Heureusement, après quelques minutes un peu inquiétantes, une voiture bleue avec un porte vélo sur le toit et une tortue attachée à un vélo-fusée dessinée en guise de logo sur les portières, s’est arrêtée pour nous proposer de l’aide. Il était le leader d’un groupe de cycliste qui tentait de battre un record de vitesse. Il les guidait avec sa voiture, les encourageait et les prenait en photo avec du matériel professionnel. Ils s’appelaient : les tortues express ! La ville et donc le magasin de vélo le plus proche, dans notre direction, était à 20 kilomètres. Il a mis nos vélos sur son toit et nous avons un peu accéléré l’aventure. On était très reconnaissante de l’aide apportée par ce monsieur tortue mais on était aussi un peu déçue de ne pas avoir fait la randonnée entièrement (Enfin, surtout moi…) alors pendant que le vélo de mon amie était en train de se faire opérer, avec son accord, je suis repartie sur 12 kilomètres pour faire demi-tour et avoir le bon compte de kilomètre dans les pédales. J’ai tellement profité du paysage à ce moment car il y avait des éclaircies et surtout une côte que j’ai pu prendre dans les deux sens !

Quand on s’est retrouvées à Buyeo, le restaurant où nous voulions manger était complet. On avait 40 minutes à patienter alors on en a profité pour marcher le long du fleuve où un vieux bateau traditionnel du style de l’ère Baekje se promène pour offrir des croisières aux touristes. Puis pour digérer, avant de reprendre les pédales, on s’est promenées dans le parc de la forteresse Buseosansang, de pavillons en pavillons afin d’apprécier les plus belles vues de la ville. Buyeo est la ville qui nous a le plus étonnées. Pas très touristique et pourtant avec tellement de potentiel. D’ailleurs, c’est la première fois qu’une ville me semble si « coréenne » au point de ne pas sembler l’être. Je m’explique, quand je pense aux villes en Corée, je vois des gratte-ciels de partout, beaucoup de magasins et centre commerciaux avec de la musique qui joue dans les rues et surtout beaucoup de grosses voitures. Buyeo n’était pas du tout comme ça. Son caractère historique a été si bien préservé que c’était très agréable de se promener dans ses rues. Là aussi, je retournerai !

L’après-midi, le ciel s’est à nouveau éclairci et ce fut la plus belle partie de la randonnée. On a traversé des champs de fleurs jaunes, il y en avait à perte de vuen avec les montagnes qui se découpaient au loin. On se serait crues dans un conte de fées, toujours poursuivies par les papillons. On a aussi du pédaler sur une passerelle en bois dans une forêt très humide, ça faisait très livre de la jungle ! Enfin, nous sommes arrivées pour le coucher du soleil à Iksan, dans un camping. Là, plus de ville ni de lumière. Il n’y avait que quelques habitations, un vieil arbre enguirlandé de papiers blancs pour protéger le village des mauvais esprits et une épicerie qui servait aussi du poulet frit. Ça a été notre repas du soir. Tous les habitants du village sont venus faire un tour dans l’épicerie, un par un pour voir les deux cyclistes qui venaient de s’arrêter dans leur coin perdu.

Enfin, le troisième jour, c’était la fin de l’aventure. On avait décidé de partir à l’aube pour être sûres d’avoir les deux bus et de ne pas rater notre correspondance pour le rentrer chez nous. Cette fois-ci, les nuages nous avaient bien rattrapées et on pédalait dans une brume épaisse mais cela n’enlevait rien à la beauté du paysage. En arrivant sur Gunsan, le port était envahi de mouettes et de hérons. Tout était plus gris mais nous avons tout de même fait le tour de la ville portuaire. Est-ce que le fait de faire du vélo fait que tout ce que l’on mange a meilleur goût ? Je ne sais pas mais nous étions d’accord pour dire que nous n’avions jamais mangé de meilleur kimchi que celui du restaurant où nous nous sommes arrêtées, près de la gare routière. Au moment de monter dans le bus, comme toujours, je ressentais le plaisir d’avoir complété la randonnée mais j’aurais aussi voulu pédaler plus longtemps, encore plus loin. Je ne sais pas si c’est la drogue du vélo et de l’exercice qui donne envie de ne jamais s’arrêter ou si c’est celle du voyage qui fait que l’on veut toujours en voir et en découvrir plus mais la fatigue physique n’est jamais plus forte que tout ça. Alors dans le bus retour, on prévoyait déjà la prochaine rando-vélo !

Voilà pour cette randonnée, à la prochaine ! 😉

Cyrielle 🙂

Rando-vélo le long du fleuve Geum, de Daejeon à Gunsan jours 1 et 2 금강 자전거길의 여행 일기.

Rando-vélo le long du fleuve Geum, de Daejeon à Gunsan

En juin dernier, Une amie et moi sommes parties faire une rando-vélo de 167.4 kilomètres sur 3 jours. Ce fut une aventure exceptionnelle, pleine de surprises bien que certaines se soient révélées meilleures que d’autres. Tout d’abord, nous avons eu beaucoup de chance avec la météo et ce n’était pas gagné d’avance parce que les nuages pluvieux nous suivaient de près sur la carte. On n’avait juste pas eu envie d’annuler ce week-end à la dernière minute. Le vendredi, jour J, 14h40, à la gare routière où nous devions embarquer dans un bus, avec nos vélos dans la soute : le ton était donné quand on s’est avoué l’une à l’autre, être en retard parce qu’on avait chacune oublié notre casque chez nous et avions dû faire demi-tour. Heureusement qu’on avait prévu large. Avant de commencer la randonnée, nous avions une demi-journée pour visiter un peu Daejeon, ville de départ de la piste cyclable. Nous nous y sommes promenées dans le parc Uam, très paisible et alors que nous profitions de la nature et des bâtiments historiques, la musique d’un orchestre nous est parvenue du bâtiment central. Une porte étant restée entrouverte, nous avons un peu pu assister au concert. Voilà le genre de surprises dont je parlais !

C’était la première fois que je venais à Daejeon et je suis tombée sous le charme de la ville. Je pense donc y retourner très prochainement !

Dès le lendemain matin, on a pris la route pour ce qui a été la partie la plus en dénivelé de toute la randonnée, en direction du barrage de Daecheong. Les montagnes qui se reflètent dans l’eau, les fleurs sauvages, les pagodes et autres temples ou monuments historiques, les paysages, le long du fleuve Geum, sont vraiment magnifiques. Nous n’avons croisé que très peu de cyclistes et avons été invitées à déjeuner par un couple du coin, dans un restaurant, apparemment très réputé, de Byeohae Jangguk ! Ils font l’aller-retour Daejeon-Sejong toutes les semaines. Vive la retraite !

En début d’après-midi, les paysages ont commencé à changer. On a traversé plusieurs petits villages entourés de rizières. A cette période de l’année, les pousses sont encore jeunes, il y a beaucoup d’eau et les rayons du soleil s’y reflètent, c’est superbe ! Toutes sortes d’oiseaux étaient aussi au rendez-vous : loriots, pies bleues, hérons etc… Malheureusement, ils ne sont pas faciles à photographier mais j’ai réussi à avoir un héron alors qu’un groupe planait au-dessus de la piste cyclable et du fleuve pour pêcher.

Après une petite pause plage sur la rive du fleuve pour se rafraîchir les pieds, nous avons finalement rejoint Gongju, la ville princesse du pays, où avait lieu un festival musical avec des écoles de danse qui se présentaient en plein air !

Cette ville a été mon coup de cœur de toute la randonnée. Il faut savoir qu’en plus d’avoir des rues magnifiquement rénovées et bien éclairées de nuit, on y trouve aussi des forêts entières de châtaigniers donc c’est l’ingrédient fétiche du coin. De quoi se régaler, et puisque c’était l’anniversaire de ma coéquipière, on n’a pas hésité ! Enfin, avant cela, on est allées directement rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche et ne pas effrayer les gens au restaurant. L’une de nous avait frôlé l’insolation quelques kilomètres plus tôt. Nous sommes ressorties juste pour le coucher de soleil qui peignait toute la ville en rose vif. Alors malgré les kilomètres de la journée dans les jambes, on n’a pas résisté à une petite marche jusque dans les hauteurs du parc de la forteresse de Gongsanseong pour un spectacle encore plus grandiose.

C’était le début du voyage du mois de juin dernier.

Cyrielle 🙂